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JE VIENS DE MATER UN FILM !

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Message par lessthantod Sam 17 Sep - 15:05

Je viens de mater Les Noces rebelles ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Les_noces_rebelles

Alors déjà, je dois avouer que je ne suis pas le plus grand fan du cinéma de Sam Mendes. J'ai pourtant adoré le film de ses débuts, American Beauty ... je peux même concéder que c'est un véritable chef d'œuvre des films dramatiques. J'ai aussi beaucoup aimé Away We Go, un vrai bon feel-good movie. Par contre tout le reste de sa filmographie me laisse froid, voire même m'ennuie profondément, à commencer par Les Sentiers de la perdition, Jarhead et ses deux James Bond (pas vu 1917). Alors qu'en est-il de ces Noces rebelles ? Bah malheureusement, malgré toutes les qualités que je lui reconnais, c'est l'ennuie qui prédomine !

Les Noces rebelles met en vedette Leonardo DiCaprio et Kate Winslet dans les rôles de Frank et April Wheeler, un jeune couple en difficulté. Tout le monde regarde ce film, j'en suis sûr, avec l'idée en tête "que se serait-il passé si Jack and Rose finissait ensemble après avoir survécu tous les deux à la fin de Titanic". Bien sûr, cette idée ne va pas rester bien longtemps dans votre tête, car Les Noces Rebelles n'a vraiment rien à voir avec le film de James Cameron. Une autre star de Titanic, Kathy Bates, apporte son soutien au couple en tant qu’agent immobilier. Elle pense sincèrement que le monde leur appartient à tous les deux, sans soupçonner les troubles profonds qui hantent le couple. Elle a aussi un fils mentalement instable interprété par le génial Michael Shannon. Il vole littéralement la vedette à tout le monde dés qu'il apparait à l'écran. Pour un gars qui est soit disant fou, c'est le seul à dire la vérité.

Nous sommes dans les années 50, Frank et April Wheeler vivent à Revolutionary Road (titre original du film), une banlieue de la classe moyenne du Connecticut. April est une comédienne ratée et doit ce contenter du rôle dans la vraie vie de mère au foyer. Elle reste donc à la maison pour s’occuper de ses deux enfants et semble fort peu épanouie dans son train-train quotidien. Frank quant à lui, est un homme d’affaires ne trouvant aucune satisfaction dans son travail, si ce n'est le salaire lui permettant de faire vivre sa femme et ses deux enfants. Pour tous les deux, la vie est une grande désillusion.

Frank et April sont touchés par une maladie bien connue et déjà diagnostiquée depuis longtemps par Nietzsche. Dixit le philosophe slovène Slavoj Zizek “Nietzsche avait bien perçu comment la civilisation allait aboutir au dernier homme, une créature apathique et sans passion”. Le dernier Homme c'est nous, l'Homme du monde occidental et de la classe moyenne, une créature apathique sans grande passion ni engagement, incapable de rêver, fatigué de la vie, qui ne prend aucun risque, ne cherchant que le confort et la sécurité.

Les Noces rebelles m'a beaucoup fait penser au Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, un film qui développe le malaise du monde moderne que l’on trouve dans tous les films existentiels de ces dernières décennies (Blue Velvet, American Beauty, Las Vegas Parano, Dans la peau John Malkovich, Fight Club, The Tree of Life, Boyhood, Interstellar, L'homme irrationnel, Ad Astra et donc Les Noces Rebelles). A chaque fois, dans tous ces films sont abordés les relations de classe et la lutte de pouvoir autour du couple ... et concernant Les Noces Rebelles, Frank et April sont terriblement désabusés.

Bien qu'Eyes Wide Shut soit également centré sur un couple, elle (Nicole Kidman aka Alice) commissaire d'exposition et probablement artiste ratée, lui (Tom Cruise aka Bill) médecin beau et intelligent, le film de Stanley Kubrick sonde l'âme de ses protagonistes sous le prisme du fantasme avec le bal masqué (la marchandisation de la sexualité, la jouissance et la loi du surmoi, le culte du plaisir et de la jeunesse), donnant à ses personnages un contexte qui manque généralement à tous les autres films du même genre, y compris et surtout Les Noces Rebelles.

Mais plus important encore, tout comme Les Noces Rebelles, Eyes Wide Shut s’intéresse au pouvoir, à la propriété et à l’argent, ainsi qu'à la façon dont ils se connectent aux questions d’identité, d’intimité et de sexualité. Tout ça on le retrouve dans Les Noces Rebelles, mais Stanley Kubrick le traite tellement mieux que Sam Mendes. Dans Les Noces rebelles, Sam Mendes simplifie et réduit toutes ces questions à des conflits domestiques et coupe la psychologie de tout le reste.

Alors que Frank "emprisonne" sa femme à la maison, Bill ne veut rien de moins que de bloquer complètement le désir féminin de sa femme, d’où son attirance pour les prostituées. En tant que travailleuses du sexe, elles reprennent la place assignée aux femmes pour satisfaire ses pulsions libidinales. C'est ce qui conduit Bill à embrasser son fantasme (le bal masqué), alors que dans Les Noces rebelles le fantasme se réduit à tromper l'autre dans une réalité très banale, celle dans laquelle vivent Frank et April.

Décidément, le cinéma de Sam Mendes me laissera toujours froid. Il me donne l'impression d'être un réalisateur qui se cache derrière son directeur de la photographie et son chef décorateur (Les Noces rebelles est vraiment un très beau film sur le plan formel) et de ses acteurs (le toujours impeccable Léonardo DiCaprio et la magnifique Kate Winslet). Bien que ses plans soient toujours bien propres et composées avec précision, on ne sent aucune véritable imagination visuelle (à l'exception unique d'American beauty). Bref, Les Noces rebelles c'est un très beau film, mais beaucoup trop "plan-plan" et du coup moi je m'ennuie.

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Message par avalon471 Sam 17 Sep - 15:19

J ai adoré le cynisme du fils ( Michael shannon) mais effectivement sorti de son rôle le film ne réserve que peu de surprise.
Par contre fonce voir 1917, la claque absolu.
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Message par lessthantod Sam 17 Sep - 16:06

Oui, il faut que je vois 1917, c'est le seul film de Sam Mendes qu'il me reste à voir.
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Message par lessthantod Dim 18 Sep - 20:45

Je viens de mater The Reader ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 The_reader

Mis en scène par le réalisateur anglais Stephen Daldry et basé sur un roman de l'auteur allemand Bernhard Schlink, The Reader est un drame stimulant et surprenant, qui vous emmène dans plein de directions différentes. Certains ici même se montrent pour ainsi dire très critiques à propos du film, le jugeant trop aseptisé. Je peux difficilement nier la chose, mais c'est vite oublier toutes les grandes qualités du film, à commencer par un scénario béton (trop gnangnan, diront ses détracteurs), une mise en scène et une direction artistique sans le moindre reproche (trop propre, diront ses détracteurs) et tous ces acteurs merveilleux (trop anglais, diront ses détracteurs).

The Reader a une structure narrative singulière, du fait que les évènements sont racontés en flashback et selon trois temporalité. C'est aussi et en quelque sorte un film 2 en 1, puisque le film est clairement coupé en deux parties. La première partie prend place à Berlin, dans les années 50 et raconte comment le jeune Michael Berg (David Kross) alors âgé de 15 ans, tombe amoureux d'Hanna Schmitz (Kate Winslet) une femme d'une trentaine d'années. La deuxième partie raconte une histoire de crimes de guerre ... je n'en dirais pas plus, pour ne pas spoiler. La première partie est une escapade quelque peu heureuse (limite un conte de fée), tandis que la seconde est une histoire très sombre et déprimante. A noter aussi que dans cette narration en flashback, c'est Ralph Fiennes qui interprète Michael Berg plus âgé, tandis que Kate Winslet interprète son personnage jeune et âgée. C’est là que Kate Winslet brille vraiment, elle prouve une fois de plus que c'est une actrice exceptionnelle.

La deuxième partie du film prend le spectateur par surprise et beaucoup se souviendront de ce film pour ce virage narratif et ce changement de ton complet ...
Spoiler:

The Reader est avant tout une histoire humaine portée par des acteurs tous brillants. Kate Winslet est magnifique, inutile d'en dire beaucoup plus. Endurcie par la vie, sans sentimentalisme et sans compromis, elle se coupe du monde en raison d’un secret qu’elle considère comme honteux. Ce n'est que lorsqu'elle est avec Michael, qu'elle se laisse aller à une certaine douceur et cède non seulement à la passion, mais aussi à l’émotion, sanglotant lorsque Michael (aka le liseur) lui lit un livre. Kate Winslet interprète à la perfection les deux facettes de son personnage, son besoin de se connecter avec un être aimé et sa vision stricte de la vie.

David Kross est exceptionnel dans le rôle du jeune Michael, en proie à une passion charnelle et déchirante. Confronté à la dure vérité sur la femme qu’il aimait, il s’efforce néanmoins de la comprendre. Ralph Fiennes n'est pas en reste, lui aussi est excellent. Le Michael vieillissant est un personnage triste et solitaire, à cause de son expérience passée. Il est en prise avec sa propre culpabilité et au milieu de toutes ces émotions complexes, il croit qu’il lui doit encore quelque chose. Il finit par lui donner le plus beau des cadeaux, il lui rend sa dignité.

Le tableau semble être idyllique, alors pourquoi seulement 8/10, me direz-vous ? Je me vois obligé de lui enlever deux point pour deux bonnes raisons. Tout d'abord, le film se déroule à Berlin avec des allemands qui parlent anglais et avec deux acteurs têtes d'affiche qui sont anglais. C'est très difficile à accepter et ça va complètement à l'encontre de l'immersion du spectateur. Pour moi c'est limite impardonnable, car tourner le film en allemand aurait dû être une évidence. C'est d'ailleurs le même reproche qu'on peut faire à La Liste de Schindler (reproche justifié). Ensuite, les acteurs sont trop beaux, tout est trop propre et trop lisse pour un tel sujet. On sent vraiment trop la machine hollywoodienne derrière ce film. Bref, une production allemande et un film en allemand aurait été un meilleur choix.

The Reader est vraiment un film très intense d'un point de vue émotionnel et stimulant d'un point de vue intellectuel et qui plus est, porté par deux acteurs au sommet de leur art. L’une des plus grandes réussites du film, on la doit à Stephen Daldry qui a parfaitement géré l’histoire d’amour entre Michael et Hannah. Elle a plus du double de son âge, mais aussi étrange que ça puisse paraitre, on ne doute jamais de leur amour sincère ... dans un certain sens, ils se sont trouvés au bon moment, ils avaient tous les deux besoin l’un de l’autre (8/10).
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Message par dami1 Sam 24 Sep - 19:25

JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Affiche-1446753


 Minute après minute, la cité Athena se transforme en château fort, théâtre d’une tragédie familiale et collective à venir. Au moment où chacun pense avoir trouvé la vérité, la cité est sur le point de basculer dans le chaos…

Sans doute le fils Gavras se rêvait-il en "bandit". Trop bien né et pourvu un taux de testo faiblard (non, je ne parle de Kassovitz), il idolâtre les racailles à défaut d'en être une et fantasme sur les cités faute de pouvoir y mettre un pied.
Toujours est-il que sa frustration est purgée sur pellicule avec ce piètre Athéna. Parlez des cités sur fond de musique électro lorgnant sur des airs classique ne rend pas le film intello. A aucun moment, la violence de la cité n'est légitimée car rien n'est révélé quant à la bavure (ou pas) des policiers qui engendré le fait divers à l'origine des violences.
Dès lors, le parti-pris du cinéaste est compréhensible et mine le film. Techniquement, si le film se veut maitrisé, les dialogues et le jeu d'acteur est inégal, au même titre que les caricatures du milieu (entre "wallah" et une violence permanente).
Bref, un reportage de La Villardière est au moins plus divertissant.
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Message par lessthantod Dim 25 Sep - 20:05

Je viens de mater Mississippi Burning ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Mississippi_burning

On reconnait les grands films pour leur propension à vous font vivre des émotions fortes (genre frissonner de peur et pleurer). Mississippi Burning appartient clairement à cette catégorie de films, qui vous marquent longtemps après l'avoir vu. Vous pouvez l’aimer, vous pouvez le détester, mais quoi que vous pensez du film, il ne vous laissera pas indifférent.

Le réalisateur Alan Parker a déjà œuvré dans le drame avec Midnight Express, une autre histoire déchirante basée sur une histoire vraie. Dans les deux cas, une grande liberté est prise avec les faits réels, mais ça n’a pas d’importance ici car Mississippi Burning ne se veut pas être un docudrame rigoureux. Non, en son cœur c'est un pur drame policier et il est presque parfait.

C’est un fait bien documenté maintenant que J. Edgar Hoover, le premier directeur (et chef controversé) du FBI, était convaincu que le mouvement des droits civiques était en quelque sorte dirigé depuis Moscou, dans le cadre d'une conspiration communiste. C'est comme si la lutte de quiconque pour l’égalité, avait besoin d'être dirigée depuis l'extérieur.

Au-delà même des frontières américaines, le mouvement est devenu une référence dans l'éveil des consciences sur la lutte des noirs américains pour obtenir la déségrégation et l'égalité des droits dans la société. Mais lorsque les meurtres de ces deux défenseurs des droits civiques de New York Michael Schwerner et Andrew Goodman se sont produits, ce fut un choc pour toute la nation entière. L’opinion publique força le FBI et son directeur à prendre cela au sérieux et je dois dire que dans les faits, le ménage a été fait.

Les noms des deux militants pour les droits civiques ne sont jamais mentionnés, pas plus que le nom du jeune homme noir qui se trouvait tout simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. Alan Parker s'appuie sur ce postulat de départ pour mettre en scène sa propre version des événements d'un point de vue dramatique. Compte tenu du mur de silence auquel les deux enquêteurs fédéraux (Gene Hackman et Willem Dafoe) ont dû faire face, je ne crois pas que l'enquête montrée dans ce film soit si éloignée que ça des faits réels.

L'interprétation de Willem Dafoe en tant qu'agent du FBI sous l’ère Hoover, sonne vraiment juste. C'est un homme droit dans ses bottes, rigoureux, courageux ... mais pas très efficace. On sent dans sa manière d'enquêter, la pesanteur du système Hoover. Mais celui qui vole la vedette à tout le monde, c'est bien Gene Hackman en tant qu'ancien shérif du Mississippi. C'est un homme expérimenté qui se retrouve sous les ordres d'un "rookie". Sa manière de faire est moins rigoureuse et conventionnelle, mais c'est une méthode qui s'avère être beaucoup plus efficace. Gene Hackman reçu une nomination aux Oscars pour sa performance dans un premier rôle et elle est amplement méritée. Sa performance me rappelle celles de Sean Connery dans les Incorruptibles et de Morgan Freeman dans Seven.

Frances McDormand a peu de présence à l'écran, mais son rôle est essentiel au sein du récit, du fait qu'elle apporte un certain équilibre dans l'équation. C'est une épouse triste, enfermée dans une vie de couple qu'elle n'a pas voulu, soumise à un mari violent. C'est une femme triste, mais malgré tout belle, douce et compatissante. Elle n'est pas dupe sur les activités de son mari et elle en paiera le prix fort (un prix très douloureux). Sa performance est remarquable, à la fois tout en sobriété et très forte. Elle reçu une nomination aux Oscar pour sa performance dans un second rôle. Les scènes entre Frances McDormand et Gene Hackman sont les meilleures passages du film.

Mississippi Burning n'a remporté qu'un seul Oscar en 1988, celui de la meilleure photographie. Il reçu un grand nombre d’autres nominations, y compris celui du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Alan Parker, mais se retrouva face Rain Man cette année-là. J'aurais détesté devoir choisir entre Rain Man et Mississippi Burning, entre Barry Levinson et Alan Parker, entre Dustin Hoffman et Gene Hackman.

Mississippi Burning est un magnifique drame policier, un film à voir absolument au moins une fois dans sa vie. Aucun autre film que Mississippi Burning, ne vous donnera une aussi bonne idée sur le mouvement américain des droits civiques et sur Ku Klux Klan ... et surtout, aucun autre film ne va autant vous émouvoir.
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Message par drfloyd Dim 25 Sep - 20:11

lessthantod a écrit:Oui, il faut que je vois 1917, c'est le seul film de Sam Mendes qu'il me reste à voir.

tu ne vas pas le regretter !!!!!!

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Message par lessthantod Dim 25 Sep - 20:39

drfloyd a écrit:
lessthantod a écrit:Oui, il faut que je vois 1917, c'est le seul film de Sam Mendes qu'il me reste à voir.
tu ne vas pas le regretter !!!!!!
J'espère que tu dis vrai, mais mis à part American Beauty je ne suis vraiment pas très fan de ce réal.
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Message par rhod-atari Dim 25 Sep - 20:51

1917 est sympa, mais faut pas pousser non plus.
tu le vois une fois et hop
la technique ne fait pas tout.

contrairement à d'autres que tu peux revoir x fois
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Message par Alfaccc Dim 25 Sep - 20:52

lessthantod a écrit:
drfloyd a écrit:
lessthantod a écrit:Oui, il faut que je vois 1917, c'est le seul film de Sam Mendes qu'il me reste à voir.
tu ne vas pas le regretter !!!!!!
J'espère que tu dis vrai, mais mis à part American Beauty je ne suis vraiment pas très fan de ce réal.
Rien à voir, mais tu as vu Le Droit de Tuer ?
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Message par lessthantod Dim 25 Sep - 21:02

Alfaccc a écrit:
lessthantod a écrit:
drfloyd a écrit:
lessthantod a écrit:Oui, il faut que je vois 1917, c'est le seul film de Sam Mendes qu'il me reste à voir.
tu ne vas pas le regretter !!!!!!
J'espère que tu dis vrai, mais mis à part American Beauty je ne suis vraiment pas très fan de ce réal.
Rien à voir, mais tu as vu Le Droit de Tuer ?
Non, jamais vu.
Je vois sur sa fiche imdb que c'est un film avec un casting très impressionnant, mais réalisé par Joel Schumacher ... je ne suis vraiment pas très fan de ce réal non plus :/
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Message par Alfaccc Dim 25 Sep - 21:17

lessthantod a écrit:
Alfaccc a écrit:
lessthantod a écrit:
drfloyd a écrit:
lessthantod a écrit:Oui, il faut que je vois 1917, c'est le seul film de Sam Mendes qu'il me reste à voir.
tu ne vas pas le regretter !!!!!!
J'espère que tu dis vrai, mais mis à part American Beauty je ne suis vraiment pas très fan de ce réal.
Rien à voir, mais tu as vu Le Droit de Tuer ?
Non, jamais vu.
Je vois sur sa fiche imdb que c'est un film avec un casting très impressionnant, mais réalisé par Joel Schumacher ... je ne suis vraiment pas très fan de ce réal non plus :/
Perso, j'ai bien aimé.
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Message par lessthantod Dim 25 Sep - 22:16

Merci pour le conseil, je vais le noter dans un coin de ma tête pour une prochain découverte :)
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Message par lessthantod Jeu 29 Sep - 0:22

Je viens de mater Zack Snyder's Justice League  ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Zack_snyder_s_justice_league

Alors tout d'abord, vous aurez ici l'avis de quelqu'un qui n'a jamais vu la "Joss Whedon cut" de 2017. Cette version de 2021 nous propose la vision d'un auteur/réalisateur très singulier, celle de Zack Snyder, connu pour son esthétisme très marqué. Le Zack Snyder's Justice League conclu parfaitement la trilogie lancée avec Man of Steel, malgré certaines faiblesses du "très" long métrage (trop long et trop de CGI) qui selon moi le relègue loin derrière Batman V Superman.

De la première pétition jusqu'à son aboutissement final, la production du Zack Snyder's Justice League se révèle être un projet tellement dingue, que ça mériterait presque d'en faire un film. Mais en même temps, quel gâchis tout ça. Les idées de Zack Snyder étaient très intéressantes dans son approche de l'univers DC, sa volonté de déifier ses héros, de rendre tout épique au sein d'un environnement réaliste et sombre (attention quand même à l'abus de CGI). D'ailleurs, au vu du succès de cette campagne pour délivrer cette Snyder Cut, David Ayer déclara à son tour que le Suicide Squad sorti au cinéma, ce n'était pas son film à lui. C'est un peu trop tard (et un peu trop opportuniste) pour se manifester, mais qui sait ? Aimant bien le style David Ayer, je ne désespère pas de voir sa version de Suicide Squad, qui de toute façon ne pourra pas être pire que celle sortie au cinéma.

La Warner a totalement foiré sa gestion de l'univers DC, à vouloir se la jouer à la Marvel et brider ses réalisateurs, d'abord la version longue de BvS (le premier aveu d'échec), puis le Justice League remanié, que dis-je, saccagé par Joss Whedon et pour finir, un Suicide Squad complètement aseptisé. Quelle idée saugrenue de vouloir en faire un pseudo Gardien de la Galaxie de bas étage et pour ados ... et encore que, je suis encore trop gentil, même les ados méritent mieux que ça ! Je nourris donc beaucoup de regrets en voyant que toutes les bonnes idées pour en faire quelque chose de nouveau et différent, ont été systématiquement recuisinées à la sauce Marvel pour en faire du sous-Avenger, le cul entre deux ou trois chaises cassées.

C'est très bien que l'ambiance du DCU soit mélancolique, sérieuse et sombre, car ça nous épargne des pitreries à la Marvel et ça nous donne quelque chose de différent. La trilogie de Sam Raimi proposait déjà en son temps une dimension plus dramatique et humaine, principalement avec le passage a l'âge adulte de Peter Parker. Et puis il y a les X-Men de Brian Singer qui exploraient un côté plus intimiste et réaliste, pour se focaliser sur des situations dramatique et pour avoir des super-héros plus humains. Marvel propose des personnage très exubérants (Spider-Man, Hulk, Thor, Deadpool, Iron Man ...) et qui sont des surhommes parmi les Hommes, tandis que dans le DCU il n'y a que Flash (et Shazam aussi) qui a ce tempérament "Marvel-friendly" et les autres membres de la Justice League sont plutôt décrits comme de Dieux parmi les Hommes.

J'ai beaucoup aimé cette version de Zack Snyder de la justice League et en particulier le traitement du personnage de Cyborg. Son arc narratif est bien amené et prend beaucoup de place dans le film (bien plus que ceux de Flash et Aquaman). On se rend très vite compte que son histoire a un gros potentiel et qu'il aura un rôle crucial lors du climax final. J'ai cru comprendre que l'acteur Ray Fisher fut très mécontent en voyant le sort qui lui a été réservé dans la version ciné, son personnage s'étant fait charcuté par Joss Whedon. Toujours est-il que dans la Snyder Cut, Cyborg est presque un film dans le film et ça fonctionne très bien. Quant à Wonder Woman, elle est vraiment très badasse et Gal Gadot est magnifique (à défaut d'être une bonne actrice), tandis que Ben Affleck est décidément très bon en Batman vieillissant et abattu.

On sent que Zack Snyder a voulu soigner le design et le visuel des antagonistes du film, Steppenwolf et Darkseid. L'inspiration première pour leur character design, on la trouve du côté de la mythologie, ce qui leur confère une aura particulière. On se rapproche du style de 300, surtout pendant la première bataille entre les Amazones, les Atlantes et les Hommes. J'ai beaucoup aimé cette ambiance à la Seigneur des Anneaux, même si je dois l'avouer, c'est très classiques dans le déroulement de l'histoire. Toujours est-il que Steppenwolf a plus de gueule ici que Doomsday dans BvS.

On aime ou on n'aime pas, toujours est-il qu'on ne peut pas reprocher à Zack Snyder de laisser indifférent. Il y a un vrai style à la Zack Snyder, avec une colorimétrie très particulière (terne et grisâtre diront ses détracteurs), les ralentis à foison (pire que chez John Woo), du sang et un coté gore qu'on a pas l'habitude de voir dans ce genre de film (les têtes tombent et les corps sont tranchés en deux). Les effets spéciaux et la direction artistique épousent le style Zack Snyder, peut-être un peu trop (les CGI sont omniprésents).

Alors concernant l'humour apporté par le personnage de Flash, je m'attendais à pire .... ça passe, quoi ! Je ne vais pas vous mentir, parfois ça m'a fait sortir du film et je m'en serais bien passer. Et puis le film est trop long (4 longues heures) avec de nombreuses baisses de rythme, surtout lors les scènes avec Loïs et Martha. Je regrette aussi certaines facilités scénaristiques. Ainsi, à peine ressuscité, Superman attaque la justice League, sous le prétexte fallacieux qu'il est "sous le choc". Seul son amour pour Lois lui fait entendre raison. Et même si j'ai beaucoup apprécié l'origin story de Cyborg, surtout pour son aspect visuel et émotionnel, parfois c'est tellement too much que ça en devient un peu ridicule.

Zack Snyder sait s'y faire pour iconiser les personnages, même si ça en devient un peu trop théâtral dans la direction d'acteurs. On est tout le temps à l'extrême limite du surjeu. A force de vouloir mettre en avant l'aspect visuel du film et créer des figures symboliques, moi j'ai du mal à m'attacher aux personnages. Le film est littéralement truffé de moment où les acteurs font la pose. .

Cette Snyder Cut est un bon film, mais qui ne tient pas la comparaison avec Batman V Superman. BvS c'est presque un sans faute absolu (seulement dommage que Doomsday soit à ce point raté), sombre, mâture voire même pesant, avec un Batman vieux, défaitiste, torturé, abattu par la vie, face à un Superman iconisé et controversé. Le meilleur film de Zack Snyder restera pour moi Batman V Superman.

Mais le pire dans toute cette histoire, c'est qu'il y avait un plan pour tourner deux suites à cette Snyder Cut de la Justice League. Mais voilà, ce n’est pas le grand amour entre la Warner Bros et Zack Snyder et il est fort peu probable que les suites voient le jours.
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Message par dami1 Jeu 29 Sep - 7:02

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"La vie de Marilyn Monroe avec une bonne dose d'anxiolytiques", voilà comment nous pourrions résumer ce film qui se révèle être une "épreuve audiovisuelle". Exagérémment trop long (presque trois heures !) et d'une profonde tristesse, le film se parcourt comme une longue plainte, semblable à la vie de Monroe. Ici, on déconstruit volontiers le sex-symbol pour laisser place à la femme fragile, épris de troubles et d'un profond mal-être. Difficile de savoir si le long-métrage reflète fidèlement la personnalité de l'actrice, toujours est-il que Ana de Armas porte le film avec talent au travers de ce film froid et peu accessible.
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Message par lessthantod Jeu 29 Sep - 8:04

J'ai l'impression que c'est du pur Andrew Dominik. Perso j'avais adoré L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Chopper et Cogan aussi dans une moindre mesure), mais c'est clair que si ses films sont trop beaux, ils sont trop long et très lents aussi.
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Message par avalon471 Jeu 29 Sep - 8:28

Tu devrais regarder le suicide squad de James gunn!
Par contre active ton mode 2 ème degré tellement il va loin ( trauma l a bien formé)
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Message par lessthantod Sam 1 Oct - 11:06

Je viens de mater L'Homme qui tua Liberty Valance ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 L_homme_qui_tua_liberty_valance

Avant de revoir L'Homme qui tua Liberty Valance, j'avais peu de souvenirs du film, si ce n'est deux ou trois scènes clés. Je l'avais vu une première fois beaucoup trop jeune, pour l'apprécier à sa juste valeur. J'ai quand même le souvenir d'avoir pensé que c’était un très bon western. Le film est bien plus qu’un simple triangle amoureux (avec deux bons gars qui s'affrontent pour conquérir le cœur de la belle) et le meurtre d’un tireur hors-la-loi. En réalité, le film raconte surtout le passage d'une ère à une autre, avec beaucoup de non-dits. L'Amérique des balles est sur le point d’être remplacées par l'Amérique des manigances plus subtiles, mais tout aussi mortelles, de la machine politique.

L'Homme qui tua Liberty Valance commence avec le sénateur Ransom Stoddard (James Stewart) et sa femme Hallie (Vera Miles), qui reviennent à Shinbone pour les funérailles du célèbre cowboy Tom Doniphon (John Wayne). "Où sont ses bottes ?" demande Ransom Stoddard en voyant le corps de Tom Doniphon étendu dans son cercueil, "Mettez ses bottes" ordonna-t-il alors. Les rues de Shinbone sont vides et le ciel est d’un gris déprimant. Toutes les habitants de cette petite ville sont maintenant devenues vieux. Ransom Stoddard réconforte l’ancien camarade de Tom Doniphon, Pompey (Woody Strode) et lui donne une poignée de billets.

A bien des égards, L'Homme qui tua Liberty Valance est film d'une profonde tristesse. John Ford film les derniers jours du western américain, une Amérique des cowboy qui est littéralement à bout de souffle. Il oppose L’Amérique révolue fondée sur la survie, incarnée par John Wayne, avec une Amérique naissante fondée sur le respect de la loi et sur l'égalité des droits, incarnée par James Stewart. C'est la fin du grand mythe de l’Ouest américain et le passage à l'Amérique des progrès. La photographie en noir et blanc est elle-même assez déprimante. La plupart des scènes, y compris les plus importantes, semblent toutes se dérouler de nuit ou dans l’obscurité.

Et que nous dit John Ford avec ce film ? C'est le journaliste Peabody (Edmond O'Brien) qui l'exprime le mieux. L’Amérique a commencé avec les Indiens, les buffles et la seule loi c'était la survie. Puis les grands éleveurs de bétail sont arrivés, ont confisqué la terre et la seule loi c'était l’arme à feu. Maintenant, c'est l'Amérique des agriculteurs qui travaillent dur. Les cactus fleuris ont disparu et ont été remplacées par des navets. Les grands héros et les grands méchants du passé, ont été remplacés par des politiciens prétentieux comme Ransom Stoddard. L'Homme qui tua Liberty Valance c’est surtout une vision nostalgique de l'Amérique des cowboy et une vision de l'Amérique un peu "passéiste" de John Ford.

Pour son dernier film avec John Wayne, John Ford semble opter pour une direction d'acteur plus théâtrale qu'à son accoutumé. La plupart des acteurs (à la seule exception de Vera Miles) sont en permanence à l'extrême limite du surjeu, y compris les deux têtes d'affiche James Stewart et John Wayne. Mais celui qui est le plus en roue libre de tous, c'est bien Lee Marvin qui incarne Liberty Valance. C'est le méchant de l'histoire, mais alors il est vraiment très méchant. A chacune de ses apparitions à l'écran, c'est un véritable spectacle et il éclipse tout le reste du casting. Il a à peu tous les droits dans cette petite ville de Shinbone. Il se balade librement, tue qui il veut et se comporte comme un fou furieux. Personne, si ce n'est John Wayne, n'ose s'opposer à lui. Ses deux hommes de main sont également deux véritables caricatures. Strother Martin en fait des tonnes à pleurnicher tout le temps, au point où ça en devient même irritant. Quant à Lee Van Cleef, il a malheureusement trop peu de temps de présence à l’écran pour réellement briller, mais rien que sa légendaire "sale gueule" suffit à marquer les esprits. La performance la plus théâtrale est peut-être celle livrée par Edmond O'Brien, avec son alcoolisme et ses envolées lyriques.

L'Homme qui tua Liberty Valance se démarque de beaucoup d'autres grands western, pour deux bonnes raisons. Premièrement, il met en vedette James Stewart et John Wayne dans les deux rôles principaux. C’est beaucoup de star power à l'écran, avec deux des plus grands acteurs de cette époque. Tous les deux sont des habitués des grands rôles avec des grands réalisateurs et tous les deux ont fait pas mal de westerns (surtout John Wayne). Deuxièmement, l’histoire est assez inhabituelle. L’idée qu'un tyran "terrorise" tous les habitants d'une petite ville n’est pas très originale, mais la façon dont elle a été racontée (avec les flashbacks) et le final multiplie les rebondissements (avec un twist final assez inattendu).

L'Homme qui tua Liberty Valance est un film très dense. Il se passe beaucoup de choses, avec beaucoup de non-dits dans toute cette histoire et plusieurs voisinages sont recommandés pour en découvrir toutes les subtilités. C’est un western qui ne correspond pas vraiment au moule du western à la John Ford. Toutes les idées préconçues sur le grand western américain sont balayées d’un revers de la main. C’est un regard sur la conquête de l'Ouest américain qui se termine, avec un mélange de nostalgie, de romance et de bravoure, qui offre un aperçu efficace de la légende, avant de succomber aux faits ... "When the legend becomes fact, print the legend"
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Message par lessthantod Dim 2 Oct - 20:59

Je viens de mater La Leçon de piano ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 La_lecon_de_piano

Jane Campion est une réalisatrice qui met en scène le malaise, qui le met en images et qui aime la "beauté laide". Même les magnifiques paysages de ce film, qui se déroule en nouvelle Zélande, sont minés par quelque chose d’horrible ou qui né de l’horreur (sur le point de devenir horrible).

Ada McGrath (Holly Hunter) est muette, sans raison précise, depuis l’âge de 6 ans et communique avec sa fille Flora (Anna Paquin) en langue des signes. C'est alors que le film commence, lorsqu'Ada et Flora débarquent en Nouvelle-Zélande pour épouser Alisdair Stewart (Sam Neill). Son piano est la seule chose matérielle auquel elle tient, c'est sa voix et sa seule façon de communiquer. Cependant, Alisdair le juge trop lourd à porter et le laisse sur la plage. C'est alors que lui vient l'idée de vendre le piano à son voisin analphabète George Baines (Harvey Keitel). George propose à Alda de le lui revendre contre une visite pour chaque touche de piano et elle réplique avec juste les touches noires (la moitié des touches, quoi !).

Cette histoire d’amour chargée d’érotisme de la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, a été un énorme succès en 1993, remportant l’Oscar de la meilleure actrice pour Holly Hunter et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Anna Paquin, qui est devenue la deuxième plus jeune actrice récompensée d'un Oscar de tous les temps (à seulement 11 ans). Les performances d'Holly Hunter et d'Anna Paquin sont indissociables. Les mêmes yeux noirs, les mêmes longs cheveux lisses et noirs, le même tempérament de feux ... la ressemblance est folle entre les deux actrices, ce qui renforce les liens entre Ada la mère et sa fille Flora. La Leçon de piano c'est le portrait d'une mère et d'une fille très soudées.

Ada est un personnage assez fascinant, pas seulement parce qu'elle est muette et parce qu'elle est très attachée à son piano. En réalité, elle est plutôt manipulatrice et sexuellement puissante, usant de son pouvoir sexuel sur les deux intérêts amoureux de sa vie (Alistair et George) et jouant un jeu de pouvoir dangereux avec son mari, qui devient de plus en plus jaloux.

Le contraste ne pouvait pas être plus évident, entre les deux hommes dans la vie d’Ada. Alistair est un homme consciencieux, soucieux des affaires et assez inapte dans la parade amoureuse, tandis que Baines est physiquement imposant, vivant dans la forêt, son visage marqué par des tatouages maoris. Il est évident que Jane Campion a une préférence pour Baines et qu'il faut se méfier de d'Alistair.

Les scènes entre Ada et Baines, dans lesquelles elle joue pour lui au piano, deviennent la pièce maîtresse de certains moments hautement érotiques du film. Ada ne semble pas sourciller le moindre du monde, lorsque Baines est allongé sur le sol se faufilant sous sa jupe pour toucher du doigt un trou dans son bas, ou lorsqu'il se promène complètement nue dans la pièce. Alors que ces scènes sont là pour canaliser la répression / libération sexuelle d’Ada et la nature animale de Baines, en réalité elles semblent souvent forcées, remplies de métaphores paresseuses et absurdes.

Comme beaucoup de films d’époque (1850), La Leçon de piano est magnifique. Le paysage n’est pas filmé à travers une lentille teintée de lumière et ne capture pas non plus une faune colorée (ce à quoi on s’attendrait d'un Terence Malick par exemple), mais est gris, humide et boueux. Comme Picnic at Hanging Rock (1975) et Gallipoli (1981) de Peter Weir, il y a une certaine tristesse qui ressort de cette photographie du film et de ce paysage à perte de vue. Il y a aussi cette sensation de vécu et d'épuisement, avec le beau visage fantomatique d'Holly Hunter, évoquant une photographie du siècle passé, où tout le monde a l’air pâle et triste.

Le casting est parfait. Holly Hunter et Anna Paquin Paquin méritent bien sûr toutes les éloges, mais Sam Neil et Harvey Keitel ne sont pas en reste. Sam Niel ne joue pas du tout le le bad guy de service, au contraire il se dégage de lui une certaine maladresse et une certaine sensibilité ... jusqu'au moment où la colère l'emporte sur tout. Harvey Keitel impose une présence redoutable. Alors certes, encore une fois il se met à nue (cf. Bad Lieutenant sorti la même année) et je ne mentionnerai pas son accent italo-américain très prononcé (déjà gênant dans Les Duellistes de Ridley Scott), mais toujours est-il qu'il fait ressentir sa présence sur chaque plan.

Il est indéniable que La Leçon de piano est un film très personnel, ce qui est à mettre au crédit de la réalisatrice Jane Campion, mais trop souvent, le film semble s’efforcer d’instaurer cette atmosphère mystique, plutôt que de la capturer simplement, se perdant parfois dans l’adoration évidente de Campion pour ses personnages et ses acteurs.
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Message par dami1 Ven 7 Oct - 7:17

JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 5786374

Une affiche magnifique, un titre qui constitue une accroche parfaite et mystérieuse, il n'en fallait pas plus pour se plonger dans ce film d'horreur taïwannais...réalisé par un canadien. D'une violence inouïe, avec des scène parfois au-delà du malsain, The Sadness est surtout un film d'horreur intelligent dont les thématiques résonnent dans notre société. Difficile, de ne pas y voir un regard acerbe sur l'hystérie pandémique de ces derniers mois par exemple. Gore mais pas que...c'est une bonne surprise.
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Message par dami1 Dim 9 Oct - 15:51

JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Hellraiser-affiche



Une jeune femme tombe sur des forces surnaturelles liées à une boîte à puzzle appelée Configuration des lamentations, responsable de la disparition de son frère. Ces êtres appelés Cénobites, sont dirigés par Pinhead.

Longtemps prisonnière des frère Weinstein et de leur filiale Dimension pictures, Hellraiser revient sous le giron de Disney (Hulu) et avec, elle, un peu de dollars pour offrir un produit filmique plus ambitieux que ces dernières années.
Comme d'hab, les américains ont lissé l'oeuvre et ont absorbé la subversion de deux premiers films britanniques (surtout l'original) pour livrer un produit plus "lisse" sans pour autant tomber dans de l'horreur "friendly". Car les personnages sont caricaturaux au possible et l'héroïne principale (fringuée en punk à chien) est assez insupportable. 
Ce défaut d'écriture est en revanche prétexte à des cénobites de toute beauté, effrayants et charismatiques comme rarement. C'est incontestablement LA réussite du long-métrage. Moins profond et thématiquement sans grande saveur au regard de l'écriture de Barker, cet opus a toutefois une belle identité visuelle et en fait un spectacle honnête et bien supérieur aux dernières et nombreuses suites imbuvables de la franchise.
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Message par drfloyd Dim 9 Oct - 18:24

lessthantod a écrit:

Il est indéniable que La Leçon de piano est un film très personnel, ce qui est à mettre au crédit de la réalisatrice Jane Campion, mais trop souvent, le film semble s’efforcer d’instaurer cette atmosphère mystique, plutôt que de la capturer simplement, se perdant parfois dans l’adoration évidente de Campion pour ses personnages et ses acteurs.


Un film qui m'a marqué à l'époque.

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Message par lessthantod Dim 9 Oct - 19:01

Je viens de mater Tu ne tueras point ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Tu_ne_tueras_point

Dix ans se sont écoulés depuis Apocalypto (2006), lorsque sort le dernier film de Mel Gibson, Tu ne tueras point (2016). C'est le cinquième film de Mel Gibson en tant que réalisateur et on attend encore à ce jour, au moment où j'écris ces quelques lignes (2022), son sixième film.

Tu ne tueras point est un drame sur la Seconde Guerre mondiale qui raconte comment Desmond T. Doss (Andrew Garfield) devient le premier objecteur de conscience à recevoir la médaille d'honneur. Pourquoi me direz-vous ? C'est parce qu'il n’a jamais tiré une seule balle sur la zone de combat. C'est un peu l'antithèse d'American Sniper de Clint Eastwood, quoi ! Mais c'est aussi en quelque sorte un remake déguisé de Gallipoli de Peter Weir (et avec Mel Gibson) ou un Gallipoli 1.5, puisque les deux films partagent les mêmes envies de raconter une histoire d'hommes au sein d'un film de guerre. Les deux films partagent aussi la même structure narrative, avec une très longue exposition, avant de passer à la zone de combats. Comme Gallipoli, pour moi Tu ne tueras point est plus un film dramatique, qu'un vrai film de guerre.

L'obstination de Desmond T. Doss à ne pas vouloir, ne serait-ce toucher un fusil et de refuser à tuer des gens, est enracinée dans son éducation religieuse et est cimentée par un incident d’enfance durant lequel il blessa accidentellement son frère lors d’une bagarre. En temps de paix, c’est un précepte auquel nous adhérons tous, mais pas en temps de guerre ça vient se heurter avec la réalité des viols collectifs, des exécutions, des camps de concentration, des meurtres, des déplacements massifs de réfugiés, de la purification ethnique ... c'est un fait, la nature de l'homme est violente.

Au lieu d’être un objecteur de conscience qui observe les choses de loin, Desmond décide plutôt de se porter volontaire pour rejoindre l’armée, comme beaucoup de jeunes hommes de son temps, poussé par l’enthousiasme patriotique. Personne n'arrivera à lui faire changer d'avis, pas même son père Tom Doss (Hugo Weaving qui vole la vedette à tout le monde en l'espace de deux ou trois scènes chocs et douloureuses) qui est un vétéran de la Première Guerre mondiale, lui qui a été traumatisé par la perte de ses camardes et plus proches amis. Il ne pense pas que l’idéologie de son fils puisse s'accommoder avec celle de l’armée. Mais voilà, Desmond veut poursuivre son propre plan. Galvanisé par sa romance avec l’infirmière Dorothy Schutte (Teresa Palmer), il décide de s’enrôler comme infirmier sur le champ de bataille, pour sauver des vies au lieu de les prendre.

Comme on pouvait le pressentir, sa singularité est considérée comme impensable aux yeux de ses pairs et de la haute hiérarchie militaire. Ainsi, dans le camp d’entraînement il est pris à partie, insulté, battu ... tout ça, parce qu’il refuse de toucher à un fusil ou à toute autre arme létale. Desmond s’en tient à ses principes jusqu'au bout. C'est alors que le film rentre dans sa dernière partie et que les choses sérieuses commencent. Les combats rapprochsé entre les États-Unis et le Japon sur la crête hacksaw à Okinawa, est d'une violence sidérante. Mel Gibson ne lésine pas sur le gore, les balles qui volent, les membres qui volent, les jets de sang ... c'est une véritable plongée en enfer.

Le film est clairement divisé en deux partie. La première partie est "diront certains" d'une niaiserie pas possible, illuminée par le sourire béat permanent de Desmond ... et quand je dis "sourire béat", je suis gentil avec lui. Alors certes, ça vient trancher avec la deuxième partie du film où l'on verse dans l'horreur absolue, mais toujours est-il qu'Andrew Garfield en fait des tonnes. Moi au lieu de voir de l’émerveillement sur son visage, j’ai réellement cru que c’était un débile profond au début du film.

Ensuite, pour ce qui est de la bataille finale, aussi bien réalisée soit-elle, elle n'apporte rien de nouveau au genre film de guerre. C'est un mélange entre Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg et la série The Pacific (made in HBO en collaboration avec Steven Spielberg). Je m'attendais à mieux de la part d'un Mel Gibson, que ces moments de bravoure appuyées par des ralentis à foison et une musique omniprésente. J'ai aussi noté de nombreux faux-raccords, trop de CGI (dont certains dignes d'une cinématique PS4), des fonds verts trop voyants ...
Spoiler:

Un autre fait gênant, est le traitement problématique du côté ennemi par Mel Gibson. Les japonais sont vus comme de la chair à canon et des machines à tuer n'éprouvant pas la moindre émotion. Le pire, c'est quand à la fin ...
Spoiler:
On est loin de la représentation plus honnête et équilibrée des forces en présence dans Lettres d'Iwo Jima de Clint Eastwood.

Si on enlève l'originalité du pitch de départ (un infirmier qui ne touche pas aux armes), on se retrouve face à un bon film de guerre, mais qui ne transcende pas le genre. Et pourtant, malgré tous les reproches que je puisse faire au film, on est d'abord pris par l'émotion et comme Desmond on tombe immédiatement amoureux de l'infirmière (Teresa Palma est trop "mimitoutplein"). Et puis, dans le final les scènes de combats sont à couper le souffle, on est littéralement cloué à son siège. Alors certes, ça ne vaut pas Braveheart ni Apocalypto, mais on se prend d'empathie pour ce p'tit bonhomme vraiment très courageux au sourire un peu trop béat.
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Lequintal offre 1 suppo à ce post!

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Message par lessthantod Dim 9 Oct - 22:46

Cette semaine j'ai également maté Moi, toi et tous les autres ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Moi_toi_et_tous_les_autres

Moi, toi et tous les autres fut une agréable surprise pour moi, un feel-good movie vraiment rafraichissant et qui fait du bien au moral. C'est le premier film (2005) de Miranda July qui porte ici et avec talent la triple casquette de réalisatrice, scénariste et actrice principale auprès de John Hawkes. C'est un esprit curieux et original, qui n’a pas peur de s’attaquer à des problèmes délicats. Elle apporte une touche de légèreté à cette histoire sur des personnages de tous âges, qui essaient de se connecter les uns avec les autres et ceci dans ce monde complexe dans lequel nous vivons.

Au centre de l'histoire se trouve Richard (John Hawkes), un vendeur de chaussures qui vient de se séparer de sa femme noire. Il gardera les enfants, l’adolescent Peter et le plus jeune Robby. Richard semble avoir du mal à s’adapter aux nouvelles responsabilités. Nous ne savons pas pourquoi le couple s'est séparé, mais c'est clair que lui vit moins bien la chose que son ex-femme. Ils sont évidemment tombés amoureux, ont eu deux enfants et puis c'est elle qui a décidé de passer à autre chose, tandis que Richard essaie toujours de comprendre ce qui lui arrive.

Les deux garçons sont la plupart du temps laissés à eux-mêmes durant la journée. Comme ils ont du temps à perdre, ils se mettent à discuter sur un serveur en ligne. Les échanges entre le jeune Robby et son ou sa correspondant(e) sont hilarantes. Le jeune garçon est beaucoup trop mature et réfléchi pour son âge. C’est un petit malin qui sait très bien comment manœuvrer face à un possible pédophile qui le traque en ligne. À la fin, nous réalisons qui est vraiment la personne en question qui discute avec lui et c'est une très belle surprise/révélation.

En parallèle, nous suivons les mésaventures de Christine (Miranda July), une femme qui fait des vidéos "artistiques" dans lesquelles elle est le sujet et le personnage principal des petits clips qu'elle met en scène. Christine gère également un service de voiture pour les personnes âgées de sa région, mais nous la voyons surtout conduire le grand-père Michael qui lui donne de sage conseil sur la vie. Un jour Christine amène Michael dans le magasin à chaussure dans lequel travaille Richard. C’est bien sûr le coup de foudre pour Christine qui ne peut plus quitter ses yeux de lui. Richard quant à lui se montre plus réticent et sur la défensive. Il faut dire que Christine est très entreprenante et un peu "spéciale" dans sa façon d'aborder Richard.

Nous suivons également deux adolescentes très précoces pour leur âge et qui s’intéressent à l’un des collègues de travail de Richard, vivant dans le même quartier. Un jeu de séduction dangereux se met alors en place entre les deux jeunes adolescente et leur proie, dont on ne sait pas quel sera l'issu. Et toujours dans le même quartier, nous rencontrons une petite fille qui accumule dans un coffret tout un tas d'objets pour constituer la dot de son future et hypothétique mariage. C’est une petite fille triste qui vit dans son propre monde, sans rien partager avec les autres.

Le personnage clé dans tout ça, c'est Richard qui est magnifiquement interprété est John Hawkes. C’est un acteur qui fait passer tout un tas d'émotions par un simple regard et qui contribue énormément à l’ambiance du film. Miranda July est également très intrigante, elle apporte son côté excentrique et son énergie. On sent qu'elle a beaucoup d'amour à donner et que Richard a besoin d'en recevoir à ce moment là ... les deux sont faits pour se rencontrer, quoi ! Et puis il y a les deux garçons de Richard, interprétés par Miles Thompson (le plus grand) et Brandon Ratcliff (le plus jeune) qui sont d'un naturel désarmant devant la caméra. C'est encore plus vrai pour le plus jeune des deux, qui vole littéralement la vedette à tout le monde dés qu'il apparait à l'écran, se montrant à la fois mignon comme tout, drôle et sacrément intelligent pour son âge.

Moi, toi et tous les autres dépeint les personnages tels qu’ils sont. Tout ce que nous trouvons gênant et étrange dans ce film, existe autour de nous dans la vraie vie et Miranda July n’a pas peur de le montrer. En fin de compte, nous recherchons tous l’amour et dans ce film, même les moments étranges sont romantiques.

Miranda July est un vrai talent à suivre et je vais m'empresser d'approfondir le reste de sa filmographie, The Future (2011) et Kajillionaire (2020).
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Message par lessthantod Sam 15 Oct - 16:36

Je viens de mater It Follows ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 It_follows

It Follows de David Robert Mitchell mérite-t-il toutes les éloges reçues lors de sa sortie ? J'ai tout lu et tout entendu à son sujet, "le meilleur film d’horreur de la décennie", "le renouveau du film d'horreur", "le digne héritier de John Carpenter", "l’un des films d'horreur les plus effrayants jamais réalisés" ... Je pense que parfois des éloges aussi exagérées, mettant la barre aussi haut au niveau de nos attentes, peuvent jouer en défaveur du film. Les critiques font monter la sauce, pour au final ne susciter que de la déception chez le spectateur.

Ne vous y trompez pas, It Follows vaut vraiment le détour. C'est l’un des films d’horreur les plus intéressants de ces 10 ou 20 dernières années. Même en prenant en compte les quelques lacunes du film et les petits problèmes de rythme, je suis plus qu’heureux à l'idée de soutenir ce petit bijou qui a été récompensé au festival de Gérardmer et de Deauville (deux récompenses amplement méritées). Je félicite également David Robert Mitchell pour son audace au niveau de l'écriture et de la mise en scène. La plupart des films d’horreur sont financés pour de mauvaises raisons, parce que pas besoin de scénario, peu coûteux, rapide à filmer et facile à marketer. Depuis bien longtemps, les studios n'essayent même plus de faire de bons films et se contentent de la médiocrité. Voici un film qui est parti à gauche (innover et surprendre), alors que la plupart du peloton est allé à droite (copier ce qui marche déjà).

Après une scène d'introduction mémorable qui vous met tout de suite dans l'ambiance, nous nous concentrons sur Jay et Hugh (Maika Monroe et Jake Weary), deux jeunes lycéens (ils ont plus l'air d'avoir la vingtième et un peu plus, mais passons) qui ont rendez-vous au cinéma. Dans la salle, Hugh remarque une femme en robe jaune, mais Jay ne semble pas la voir. Il panique et tous deux sortent précipitamment de la salle. Suite à un rapport sexuel à l'arrière d'une voiture, Hugh prend un chiffon de chloroforme et endort Jay ...
Spoiler:

It Follows est l’un des plus beaux films d'horreur que j'ai vu de ces 10 dernières années. C'est évident qu'un grand soin a été porté sur la mise en scène et la photographie du film. David Robert Mitchell utilise une palette de couleurs très particulière, un mélange de bleu turquoise, de violet foncé et de vert, avec une touche de gris. C'est alors que le rouge sang fait une entrée fracassante à l'écran. C'est une sensation très particulière, d'une puissance visuelle qui fait écho à Dario Argento, comme un hommage à Suspiria dans la sensation ressentie. L’histoire quant à elle s'inspire beaucoup des films d’horreur de John Carpenter et Wes Craven des années 1980. On installe une ambiance étrange au sein d'un teen-movie et l'horreur s'installe peu à peu pour aboutir sur un final très spectaculaire. A la fin du visionnage, on pense forcément à Halloween et à Freddy.

II Follows est un vrai régal d'un point de vue visuel et sonore. Ainsi, la BO de Disasterpeace se combine à la perfection avec la cinématographie de David Robert Mitchell. L’utilisation de synthétiseurs lourds fait que It Follows fonctionne comme un film d’horreur des années 1980. Les synthés sont bruyants et dérangeants, au point même où parfois ils semblent prendre le contrôle de l’ensemble du film. D’autres fois, cependant, ils sont dérangeants seulement pour le plaisir d’être dérangeants et perturbent légèrement la mise en scène de David Robert Mitchell.

Bien que l’intrigue semble déroutante, David Robert Mitchell sait parfaitement où il veut nous emmener avec It Follows. On voit des adolescents échanger des conversations sans but, fuir une menace qu'on ne voit pas, se réconforter les uns les autres par le sexe, se rassurer mutuellement en se disant tout ira bien et discuter des différentes façons de combattre cette force obscure. C’est presque comme si Larry Clark avait fait un film d’horreur, car les changements de ton donnent l’impression de regarder un film dans le film sur les difficultés du passage à l’âge adulte, en plus d’un film d’horreur. Ces changements de ton ne sont pas dérangeants, car ils fonctionnent bien avec les éléments les plus suspensifs du film, en ralentissant un peu l’action pour nous donner un moment de répit. Il y a tout de même des petites baisses de rythmes qui découlent de cela et que je déplore un peu.

La réussite du film, on la doit à la parfaite collaboration entre le réalisateur et son compositeur. Disasterpeace met l’accent sur une partition vivante et intense, tandis que David Robert Mitchell se s'aventurer au-delà des limites du genre dans l'écriture du scénario et dans la réalisation (en utilisant des plans longs et une mise en scène audacieuse). Ainsi, It Follows est un régal sur presque tous les fronts, sur la forme comme sur le fond. Et puis un petit mot sur l'actrice principale Maika Monroe, qui ne se contente pas d'être belle ici (et elle est vraiment très belle). Son jeu est très intense et elle semble être toujours à la limite de la rupture. J'y vois des similitudes dans son jeu avec Jamie Lee Curtis dans le Halloween de 1978.

Les seuls véritables points négatifs qui font que je ne puisse pas crier au chef d'ouvre, c'est l'impression que le film souffre quelque peu d'une surcharge sensorielle (parfois trop de sons et trop de couleurs en même temps) ou le fait aussi que vers la fin, le scénario semble changer de direction gratuitement, juste histoire de surprendre le spectateur. Et puis j'en reviens aux petits problèmes de rythme, certains plans auraient pus être raccourcis ou certaines scènes qui apparaissent dispensables, auraient pu être coupées du montage final.

It Follows est un film à voir et à soutenir, car c’est l’une de ces rares opportunités que nous avons en tant que spectateur, de voir quelque chose d'original et frais et qu'on a pas l'impression d'avoir déjà vu mille fois. Et en même temps on se régale de repérer toutes ces références au cinéma d'horreur des années 1980, sans que jamais ça en devienne trop lourd. Et même si It Follows n’est pas le joyau parfait qu'on m'a vendu, c'est évident que c'est un film qui a du cœur (7.5/10).
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Message par dami1 Sam 15 Oct - 17:42

Excellente surprise à sa sortie, mais beaucoup moins lors de son re-visionnage quelques années après. Je crois que c'est un film dont la qualité première est l'effet de surprise. Une véritable originalité derrière, comme le second film du réalisateur, Under the silver lake..
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Message par jeff buckley Sam 15 Oct - 19:49

J'en garde un vague souvenir mitigé.

L'intro pour les curieux ou curieuses :



Sinon lessthantod tu as fait une review de ce N.Cage ?
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Message par lessthantod Sam 15 Oct - 20:03

dami1 a écrit:comme le second film du réalisateur, Under the silver lake..
Beaucoup me disent qu'il est encore meilleur ... mais je ne suis vraiment pas fan d'Andrew Garfield :/
jeff buckley a écrit:Sinon lessthantod tu as fait une review de ce N.Cage ?
Spoiler:
Non, jamais vu ... tu me le recommande ?
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Message par jeff buckley Sam 15 Oct - 21:00

lessthantod a écrit:
dami1 a écrit:comme le second film du réalisateur, Under the silver lake..
Beaucoup me disent qu'il est encore meilleur ... mais je ne suis vraiment pas fan d'Andrew Garfield :/
jeff buckley a écrit:Sinon lessthantod tu as fait une review de ce N.Cage ?
Spoiler:
Non, jamais vu ... tu me le recommande ?

Disons qu'il est "étrange", c'est je crois tiré d'un roman de Lovercraft donc un style "horreur cosmique" avec des couleurs criardes et une ambiance "what the fuck", la fin est très zarbi..... C'est un film ovni pour moi.
J'attends ton analyse.
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Message par dami1 Dim 16 Oct - 7:12

Tout à fait, Under the Silver lake est un film OVNI. Pas un spectacle mémorable mais dans une époque où le formatage est constant, voir un film avec une identité singulière est déjà un exploit.
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Message par lessthantod Dim 16 Oct - 17:45

Je viens de mater Fantastic Mr. Fox ...
JE VIENS DE MATER UN FILM ! - Page 8 Fantastic_mr_fox

J’ai apprécié chacun des films de Wes Anderson, tout particulièrement Rushmore et The Grand Budapest hotel, mais "pour je ne sais quelle raison ?" je suis complètement passé à côté de Fantastic Mr. Fox lors de sa sortie en salle. Dommage, car c'est un très joli petit film d'animation en stop motion, une technique d'animation que j'aime beaucoup. Bon ce n'est clairement pas mon Wes Anderson préféré, mais pas celui que j'aime le moins non plus ... et même ses films les moins appréciés à mes yeux, sont tout de même plus intéressant que 99% de la concurrence. Pour le dire plus simplement, Fantastic Mr. Fox ne peut pas vous laisser indifférent, tellement il porte la patte Wes Anderson ... ou alors c'est que vous êtes vraiment hermétique à son cinéma.

Mr. Fox (doublé par George Clooney) n’est qu’un simple renard essayant de se faire une place dans ce monde. Pour lui, voler des poulets est (ou plutôt était) le moyen le plus rapide et le plus facile pour gagner sa vie ... mais tout ça, c'est une histoire qui appartient au passé ou tout du moins le pensait-il ! Le passé va finir par le rattraper et il va finir par rompre la promesse faite à sa femme Mme Fox (doublée par Meryl Streep) d’abandonner le vol de poulet.

Pour commencer, l’animation est tout simplement merveilleuse. Tous les décors et arrière-plans fourmillent de détails. La direction artistique du film témoigne d'un grand soin et d’une attention tout simplement incroyable aux moindre petit détails. Chaque personnage possède une forte personnalité et c’est rafraîchissant de voir autre chose qu’un film d’animation 3D lisse et sans la moindre aspérité. C’est un véritable retour en arrière, à une époque où un film d'animation pouvait encore nous émerveiller et nous surprendre.

Vouloir comparer les productions Pixar et ce film, c'est être totalement hors sujet. Ce film n’a pas été fait pour être comparé ou pour être mis en concurrence avec d’autres, il a été fait pour raconter un conte classique pour enfants, par l’un des plus grands auteurs du genre. La femme de Roald Dahl, Felicity, a elle-même manifesté sa joie de voir comment le film dépeint l’univers créé par le célèbre auteur anglais. C’est une histoire magnifiquement racontée, réconfortante et charmante, pleine d’esprit et pleine de moments drôles et attendrissants. Wes Anderson devrait peut-être adapter plus d’œuvres de Roald Dahl ... James et la pêche géante aurait certainement été meilleur sous sa direction.

Alors que les films Pixar sont des films familiaux, s'adressant tout d'abord aux plus jeunes, mais pouvant aussi plaire aux adultes. Le film de Wes Anderson ressemble à un film fait pour les adultes, qui peut être apprécié par les enfants. Ainsi le casting voix témoigne de cet état de fait. On a vraiment l'impression de voir George Clooney et Meryl Streep à l'écran, tellement il semblent avoir été dirigés comme dans un "vrai" film s'adressant à des adultes, avec tout le sérieux qui va avec. Leur voix diffèrent vraiment d'un doublage classique d'un film d'animation. On y retrouve d'ailleurs tous les acteurs habitués des films de Wes Anderson, Bill Murray, Jason Schwartzman, Owen Wilson, Michael Gambon ... Quant à la BO d'Alexandre Desplat, elle colle parfaitement à cet état d'esprit, on y retrouve la même ambiance sonore que dans tous les autres films de Wes Anderson.

Le style et la mise en scène du film crient Wes Anderson à pleins poumons. Les détracteurs du cinéastes vont clairement avoir du mal à adhérer à la proposition. Fantastic Mr. Fox ressemble en tous points à un film de Wes Anderson, sauf qu'il a été fait en stop motion. C'est tout de même un film qui pourrait très bien séduire certains de ses détracteurs, le stop motion étant vraiment adapté au style Wes Anderson. J'imagine parfaitement que ce film puisse en convertir certains en sa faveur. En tout cas, s'il peut y avoir un film pouvant réconcilier les fans et les détracteurs du cinéaste, c'est bien celui-là.

En tant que fan aveugle de Wes Anderson, j’étais condamné à aimer ce film quoi qu’il arrive, mais je dois avouer que je suis un peu resté sur ma faim. Le film est court, un peu trop simpliste et voulant trop plaire à tout le monde. Pour un film de Wes Anderson, ça manque de profondeur, quoi ! Mais pour un film d'animation en stop motion, pris tel quel, c'est vraiment un film charmant.
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